CARNOT

Lazare Nicolas Marguerite Carnot

Age : Né à Nolay, 41 ans en thermidor.

Adresse : 2 rue Florentin

Métier : Mathématicien, physicien, militaire

Fonction(s) : Elu député du Pas-de-Calais à la Convention nationale le 5 septembre 1792 ; membre du Comité de salut public depuis le 14 août 1793, il le quitte le 7 octobre 1794 mais y siège à nouveau un mois plus tard, jusqu’au 6 mars 1795.

Origines et parcours de Lazare Carnot

Né à Nolay en Bourgogne, Lazare Carnot est fils d’un notaire et effectue sa scolarité aux Oratoriens d’Autun. Après des classes préparatoires à Paris, il intègre en 1771 l’école du génie de Mézières grâce à la protection du marquis de Nolay. Devenu lieutenant deux ans plus tard, il séjourne en garnison dans plusieurs villes du Nord et fréquente, comme Robespierre, la société littéraire des Rosati à Arras. Carnot conserve pour autant des attaches avec sa Bourgogne natale. Son « Eloge de Vauban » est couronnée par l’académie de Dijon en 1784.

Il fréquente avec son frère Carnot-Feulins les milieux révolutionnaires de Saint-Omer jusqu’en 1791, où tous deux sont élus à l’Assemblée législative. Dans cette chambre puis à la Convention, il participe au Comité d’Instruction publique, au Comité Diplomatique et au Comité de la Guerre, qui l’envoie un temps siéger au Comité de défense générale, ancêtre du Comité de salut public. Il effectua également plusieurs missions auprès des armées : en Alsace puis à Bayonne en août et septembre 1792 ; dans le Nord en avril puis en septembre 1793(1)cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, pp. 91-92.

Rôle de Carnot dans le Grand Comité

Opinions politiques et religieuses

Avec Lindet et Prieur de la Côte-d’Or, Carnot fut le seul membre du Comité de salut public à ne pas être membre des Jacobins(2)cf. Marc BOULOISEAU, Le Comité de Salut Public, Que Sais-je, P.U.F., 1962, p. 38. Il n’en fut pas moins partisan d’une plus grande centralisation du pouvoir autour de ce comité, et fut en charge de faire adopter par la Convention après la chute des dantonistes la loi du 12 germinal supprimant le Conseil exécutif de 6 ministres. Profitant de l’arrestation le jour même du ministre de l’Intérieur Paré, il présenta le collège de six ministères comme une survivance du régime aristocratique. La plus grande spécialisation des nouvelles organisations était décrites comme une prévention contre une possible usurpation de pouvoir(3)cf. Igor MOULLIER, Une recomposition administrative : le bureau des subsistances, de l’Ancien Régime à la fin du Premier Empire, AHRF 2008, pp. 33-34 ; Marc BOULOISEAU, Le Comité de Salut Public, Que Sais-je, P.U.F., 1962, pp. 50-51 ; A. MATHIEZ, La réorganisation du Gouvernement révolutionnaire, AHRF 1927, p. 52.

L’hostilité de Carnot à l’encontre de la loi du 22 prairial ou du Bureau de police générale n’est pas démontrée : on retrouve sa signature sur des arrêtés relatifs à ces dispositions. S’il avalisa également les mesures prises contre Danton, il aurait témoigné des réserves auprès du député Garrau(4)cf. Jean-Paul BERTAUD, Carnot et le 9 thermidor in  « Lazare Carnot ou le savant Citoyen », p. 75.

Quand au volet social de la politique de l’an II, son opposition, bien que probable, n’est pas recoupée par des faits précis. Jugeant l’économie dirigée comme provisoirement nécessaire, tant pour la victoire des armées que pour contenir l’influence hébertiste (mais est-on sûr qu’il en fut autrement des « robespierristes » ?), il apporta en outre sa signature aux décrets de ventôse(5)cf. J.-P. BERTAUD, Carnot et le 9 thermidor in  « Lazare Carnot ou le savant Citoyen », p. 76.

Carnot, hostile au principe de l’Être Suprême, aurait soutenu le projet pour des raisons tactiques(6)cf. Françoise BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 53, d’après Alphonse AULARD, Le culte de la Raison et le culte de l’Etre suprême, 1892 (3e édition), Paris, 1909 ; J.-P. BERTAUD, Carnot et le 9 thermidor in  « Lazare Carnot ou le savant Citoyen », p. 76… Misait-il sur l’effet pacificateur dans le pays d’une politique d’apaisement religieux ?

Rôle militaire de Lazare Carnot

Carnot s’intéresse aux nouvelles technologies et en particulier à l’aérostation(7) Sur les Aérostats, cf. Alphonse AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public, Table (t. VI-XVII), p. 3. La phase d’expérimentation remonte à plus d’un an en arrière, avec une première utilisation sur le champ de bataille le 2 Juin 1794, près de Charleroi, et une deuxième, décisive par la supériorité qu’elle confère aux Français dans l’observation, à la bataille de Fleurus (26 Juin 1794). Il créera en octobre 1794 l’École Nationale d’Aérostation, deux compagnies disposant chacune de quatre ballons(8)http://home.nordnet.fr/~ajuhel/Carnot/Carnot.html. Un autre Bourguignon, Guyton-Morveau, membre du Comité de salut public jusqu’en juillet 1793 et ancien professeur de Prieur de la Côte-d’Or, fut également très impliqué dans cette expérimentation (9)cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, pp. 62-63.

L’historienne Françoise Brunel le présente comme étant partisan d’une guerre de conquête et favorable à une annexion de la Flandre maritime comme à une expédition en Hollande(10)cf. Françoise BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 85. L’historien J.-P. Bertaud dépeint au contraire Carnot comme adversaire des guerres de conquête, et aurait été, comme Robespierre, partisan de négocier la paix dès que la situation militaire placerait la République en position de force(11)cf. J.-P. BERTAUD, Carnot et le 9 thermidor in  « Lazare Carnot ou le savant Citoyen », p. 77.

Le bulletin d’Antraigues daté du 6 au 12 juillet 1794 rapporte que lors d’une réunion du Comité de salut public, Saint-Just aurait fait triompher la décision de la guerre à outrance, avec peine de mort pour les officiers et les garnisons des places frontières qui parlementeraient ou se seraient rendues à l’ennemi. Carnot et trois autres membres s’y seraient vainement opposés(12)cf. A. RUFER, En complément des Dropmore Papers, AHRF 1958 (n°4), p. 18.

Plus certainement, il s’oppose à Robespierre, Billaud-Varenne ou Saint-Just sur la conception du citoyen-soldat à laquelle il veut substituer une professionnalisation du soldat par une prolongation de l’état de guerre. Le 2 thermidor, il lance un quotidien destiné aux armées(13)Dès le 21 messidor, il se serait documenté en demandant de s’abonner au Journal des Armées, et de se faire livrer tous les n° déjà parus, cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public, t. XV, p. 26: « La Soirée du camp« (14)cf. Marc Martin, cité par Françoise BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 86.

Carnot à l’approche de Thermidor

Décisions militaires

Lazare Carnot aurait approuvé les mesures d’extermination systématique des soldats anglais ou Hanovriens(15)cf. J.-P. BERTAUD, Carnot et le 9 thermidor in  « Lazare Carnot ou le savant Citoyen », p. 76.

Le 5 thermidor, il écrit aux membres de la Commission militaire basée à Noirmoutiers pour leur réitérer de prendre les mesures les plus définitives contre les promoteurs de la révolte. Si les vieillards, femmes & enfants, ainsi que ceux qui ne se seraient que laissés entraîner sont théoriquement exclus de cette répression, tout retour à l’ordre serait compromis si l’on faisait preuve à leur égard d’« une indulgence absurde et meurtrière »(16)cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public, t. XV, pp. 379-380.

Dans sa charge contre sept anciens membres du Gouvernement révolutionnaire, Lecointre, qui absout Carnot de toute responsabilité dans la tyrannie terroriste, rapporte un témoignage selon lequel celui-ci aurait confié regretter qu’en Vendée, le parti de la « destruction » l’ait emporté sur celui de la « persuasion »(17)cf. Laurent LECOINTRE, « Les crimes des sept membres des anciens Comités de salut public et de sûreté générale (…) », an III, p. 31. C’est un des rares points que Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier confirment plus ou moins dans leur Réponse(18)cf. Revue Historique de la Révolution Française, avril-juin 1910, Mémoire inédit de Billaud-Varenne, pp. 266, 268.

A travers Pille, à la tête de la Commission de l’organisation et du mouvement des armées de terre(19)cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public, Table (t. VI-XVII), p. 130, Carnot dégarnit la capitale d’une partie importante de ses compagnies de canonniers. Le 3 thermidor, Prosper Sijas, l’adjoint de Pille, remettait en cause aux Jacobins ces initiatives, lançant une polémique qui devait courir jusqu’à la chute de Robespierre(20)cf. A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, pp. 161 (+ notes 2-3)-162.

Rivalité avec Saint-Just et Robespierre :

Carnot ne s’opposa pas à Robespierre sitôt arrivé au Comité de salut public. En août-septembre 1793, tous deux attaquèrent l’incompétence des généraux Custine, Houchard, Schauenbourg ou Landremont. Selon A. Mathiez, les deux hommes se seraient en revanche opposés au moment de l’arrestation de Hoche en mars 1794, que désapprouva Robespierre(21)cf. A. MATHIEZ, Robespierre et l’armée, Annales révolutionnaires 1916, pp. 138-139.

En floréal, Saint-Just s’élève contre l’arrestation d’un agent des poudres et salpêtres et à son incarcération au Luxembourg à l’instigation de Carnot(22)cf. Mémoires sur Carnot par son fils, t. I, p. 531 & suiv.. Dans leur Réponse aux imputations de Laurent Lecointre, Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier évoquent l’épisode, en précisant que Saint-Just se serait d’abord tourné contre Prieur de la Côte-d’Or, que l’agent en question était le beau-frère de Sijas, et que le député Niou aurait été témoin de la scène(23)cf. Réponse de Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier aux imputations de Laurent Lecointre (réimpression), in La Révolution française, revue d’histoire moderne & contemporaine t. XXXIV, 1898, pp. 77-79 (notes). Une dispute s’en suivit durant laquelle Saint-Just aurait accusé Carnot de liens avec l’aristocratie et l’aurait menacé de la guillotine. Le lendemain, ce dernier aurait répliqué en le traitant, ainsi que Robespierre, mis au courant par Saint-Just de l’affaire, de « dictateurs ridicules »(24)cf. A. MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, p. 156.

Le 30 prairial, après la prise d’Ypres, Carnot ordonne un transfert de l’armée de Moselle vers l’armée du Nord portant sur 15.000 hommes d’infanterie et de 1.500 de cavalerie. Après la victoire de Fleurus (8 messidor), le général Pichegru écrit en ce sens à son collègue Jourdan, qui protesta, appuyé par Gillet (25) Pas de rapport à priori entre ce représentant et un patriote lyonnais dont des lettres figurent dans les Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. I, pp. 217-219. Ce dernier s’en plaignit par deux lettres des 14 et 15 messidor à Saint-Just, qui obtint du Comité de salut public l’annulation de l’ordre, non sans explications véhémentes, Saint-Just qualifiant d’ « inepte » la décision de Carnot(26)cf. A. MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, pp. 156-157.

Le 25 messidor, Quignon l’aîné, agent national du district de Boulogne (sur-Mer) écrit aux comités de gouvernement pour les alerter des confidences de deux fervents jacobins parisiens, Deschamps et Pillon, qui lui ont assuré que le Comité de salut public comptait un ennemi dans son sein en la personne de Carnot(27)cf. A. MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », pp. 163-164, dont il savait qu’il avait « failli faire manquer l’affaire de Charleroi »(28)cf. A. MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », p. 166. Billaud-Varenne mentionnera durant l’an III l’envoi de Deschamps, aide-de-camp d’Hanriot, comme une initiative des robespierristes pour contrecarrer l’influence de Carnot dans l’armée du nord(29)cf. Revue Historique de la Révolution Française, avril-juin 1910, Mémoire inédit de Billaud Varenne, p. 166. Mis hors la loi le 9 thermidor, Deschamps est arrêté à Janville, puis condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire le 5 fructidor.

Robespierre aurait fait signer à des membres du Comité de salut public, dont Carnot, l’arrestation de deux de ses commis(30)cf. Mémoire inédit de Billaud Varenne, in Revue Historique de la Révolution Française, janvier-mars 1910, p. 13.

Carnot pendant les événements de Thermidor

Une direction militaire vivement critiquée

Lors de son discours du 8 thermidor à la Convention, Robespierre critique âprement la situation militaire. Plus encore que de nier toute implication personnelle dans le domaine — réfutant au passage toute accusation de dictature —, il voit ses dirigeants comme ses ennemis personnels : « Dans quelles mains sont aujourd’hui les armées, les finances et l’administration intérieure de la République ? Dans celles de la coalition qui me poursuit. »(31)cf. Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, t. 10, p. 566 Le triomphalisme officiel masque la permanence des périls : « Qu’a-t-on fait pour tourner nos succès militaires au profit de nos principes (…) ? Je vous avertis que (…) l’Angleterre, tant maltraitée par nos discours, est ménagée par nos armes. Je vous avertis que les comédies philantropiques jouées par Dumouriez dans la Belgique sont répétées aujourd’hui ». « Les esclaves vaincus sont favorisés aux dépens de la République victorieuse. Nos ennemis se retirent, et nous laissent à nos divisions intestines. Songez à la fin de la campagne ; craignez les factions intérieures ; craignez les intrigues favorisées par l’éloignement dans une terre étrangère. On a semé la division parmi les généraux ; l’aristocratie militaire est protégée ; les généraux fidèles sont persécutés ; l’administration militaire s’enveloppe d’une autorité suspecte »(32)cf. Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, t. 10, p. 568.

La gestion militaire intérieure n’est pas non plus épargnée et ne laisse place à aucune équivoque : « On ne renvoie point les déserteurs, les prisonniers ennemis, les contre-révolutionnaires de toute espèce qui se rassemblent à Paris, et on éloigne les canonniers, on désarme les citoyens ; on intrigue dans l’armée ; on cherche à s’emparer de tout : donc on conspire. »(33)cf. Œuvres complètes (…), t. 10, p. 570 D’où cet avertissement : « Laissez flotter un moment les rênes de la révolution : vous verrez le despotisme militaire s’en emparer, et le chef des factions renverser la représentation nationale avilie »(34)cf. Œuvres complètes (…), t. 10, p. 573.

9-10 thermidor

Carnot fait partie de la liste des factieux désignés par la Commune, aux côtés de Collot d’Herbois, Amar, Léonard Bourdon, Fréron, Tallien, Panis, Dubois-Crancé, Vadier, Javogues, Dubarran, Fouché, Granet, Moyse Bayle. Pour avoir « osé plus que Louis XVI lui-même, puisqu’ils ont mis en état d’arrestation les meilleurs citoyens. », ils devront à leur tour être « arrêtés pour délivrer la Convention de l’oppression où ils la retiennent. »(35)cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune le 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, p. 223, d’après A. N., F7 4432

Grièvement blessé après sa chute à l’Hôtel-de-Ville au petit matin du 10 thermidor, Augustin Robespierre incriminera Carnot comme l’un des acteurs de la conspiration, accusé de vouloir « livrer son pays »(36)cf. Edme-Bonaventure COURTOIS, Rapport (…) sur les événements du 9 thermidor…, Paris, Impr. nat., an IV, Pièces justificatives, n°XXXVIII, p. 204.

Le 10 thermidor il signe seul un acte du Comité de salut public libérant et réintégrant Bouche, un de ses anciens agents incarcéré à Bicêtre(37)cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de salut public, t. XV, p. 484.

Carnot après Thermidor

Respecté pour son modérantisme durant l’époque thermidorienne, il sera, avec Prieur de la Côte-d’Or, le seul membre du Grand comité à ne pas être arrêté, bien qu’ayant défendu ses anciens collègues en mars 1795.

Elu sous le Directoire au Conseil des Anciens, il devient directeur et se rapproche de la droite, ce qui entraîne sa proscription au moment du coup d’Etat du 18 fructidor an V(38)cf. B. GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, pp. 92-93.

Carnot espion ?

Dans sa correspondance avec Las Casas, Antraigues attribue à Carnot une position plus modérée que celle de Saint-Just dans la direction de la guerre. Ainsi, il se serait opposé en messidor à ses conceptions de guerre à outrance(39)cf. A. RUFER, En complément des Dropmore Papers, AHRF 1958 (n°4), p. 18.

Antraigues lui attribue également les fuites provenant du Comité de Salut Public qui coûtèrent en décembre 1793 son poste puis sa tête à Hérault-Séchelles(40) Lequel est quand même cité par la correspondance d’Antraigues comme un partenaire, cf. A. RUFER, En complément des Dropmore Papers, AHRF 1958 (n°4), p. 15, une fois que le Comité de Salut Public eut reçu la lettre d’Henin, ambassadeur à Constantinople(41) cf. A. MATHIEZ, L’Histoire secrète du Comité de Salut public, in Revue des Questions Historiques 1914 (t. LI), pp. 51-52. Carnot aurait rendu visite à Louis XVII et à Madame royale et tenu au courant l’étranger de leur santé(42)cf. A. RUFER, En complément des Dropmore Papers, p. 18.

Sans que cela n’authentifie formellement le rôle qu’Antraigues prête à Carnot, il est à noter que tous deux entretiendront effectivement une correspondance en 1797(43) Lettres des 20 et 27 août 1794, Madrid, Estado 4998. Cf. R. DE GRANDSAIGNES, Enquête sur les bulletins de Dropmore, AHRF 1957, pp. 231-232 (note 62).

Réferences

Réferences
1 cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, pp. 91-92
2 cf. Marc BOULOISEAU, Le Comité de Salut Public, Que Sais-je, P.U.F., 1962, p. 38
3 cf. Igor MOULLIER, Une recomposition administrative : le bureau des subsistances, de l’Ancien Régime à la fin du Premier Empire, AHRF 2008, pp. 33-34 ; Marc BOULOISEAU, Le Comité de Salut Public, Que Sais-je, P.U.F., 1962, pp. 50-51 ; A. MATHIEZ, La réorganisation du Gouvernement révolutionnaire, AHRF 1927, p. 52
4 cf. Jean-Paul BERTAUD, Carnot et le 9 thermidor in  « Lazare Carnot ou le savant Citoyen », p. 75
5, 15 cf. J.-P. BERTAUD, Carnot et le 9 thermidor in  « Lazare Carnot ou le savant Citoyen », p. 76
6 cf. Françoise BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 53, d’après Alphonse AULARD, Le culte de la Raison et le culte de l’Etre suprême, 1892 (3e édition), Paris, 1909 ; J.-P. BERTAUD, Carnot et le 9 thermidor in  « Lazare Carnot ou le savant Citoyen », p. 76
7 Sur les Aérostats, cf. Alphonse AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public, Table (t. VI-XVII), p. 3
8 http://home.nordnet.fr/~ajuhel/Carnot/Carnot.html
9 cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, pp. 62-63
10 cf. Françoise BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 85
11 cf. J.-P. BERTAUD, Carnot et le 9 thermidor in  « Lazare Carnot ou le savant Citoyen », p. 77
12 cf. A. RUFER, En complément des Dropmore Papers, AHRF 1958 (n°4), p. 18
13 Dès le 21 messidor, il se serait documenté en demandant de s’abonner au Journal des Armées, et de se faire livrer tous les n° déjà parus, cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public, t. XV, p. 26
14 cf. Marc Martin, cité par Françoise BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 86
16 cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public, t. XV, pp. 379-380
17 cf. Laurent LECOINTRE, « Les crimes des sept membres des anciens Comités de salut public et de sûreté générale (…) », an III, p. 31
18 cf. Revue Historique de la Révolution Française, avril-juin 1910, Mémoire inédit de Billaud-Varenne, pp. 266, 268
19 cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public, Table (t. VI-XVII), p. 130
20 cf. A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, pp. 161 (+ notes 2-3)-162
21 cf. A. MATHIEZ, Robespierre et l’armée, Annales révolutionnaires 1916, pp. 138-139
22 cf. Mémoires sur Carnot par son fils, t. I, p. 531 & suiv.
23 cf. Réponse de Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier aux imputations de Laurent Lecointre (réimpression), in La Révolution française, revue d’histoire moderne & contemporaine t. XXXIV, 1898, pp. 77-79 (notes)
24 cf. A. MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, p. 156
25 Pas de rapport à priori entre ce représentant et un patriote lyonnais dont des lettres figurent dans les Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. I, pp. 217-219
26 cf. A. MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, pp. 156-157
27 cf. A. MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », pp. 163-164
28 cf. A. MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », p. 166
29 cf. Revue Historique de la Révolution Française, avril-juin 1910, Mémoire inédit de Billaud Varenne, p. 166
30 cf. Mémoire inédit de Billaud Varenne, in Revue Historique de la Révolution Française, janvier-mars 1910, p. 13
31 cf. Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, t. 10, p. 566
32 cf. Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, t. 10, p. 568
33 cf. Œuvres complètes (…), t. 10, p. 570
34 cf. Œuvres complètes (…), t. 10, p. 573
35 cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune le 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, p. 223, d’après A. N., F7 4432
36 cf. Edme-Bonaventure COURTOIS, Rapport (…) sur les événements du 9 thermidor…, Paris, Impr. nat., an IV, Pièces justificatives, n°XXXVIII, p. 204
37 cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de salut public, t. XV, p. 484
38 cf. B. GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, pp. 92-93
39 cf. A. RUFER, En complément des Dropmore Papers, AHRF 1958 (n°4), p. 18
40 Lequel est quand même cité par la correspondance d’Antraigues comme un partenaire, cf. A. RUFER, En complément des Dropmore Papers, AHRF 1958 (n°4), p. 15
41 cf. A. MATHIEZ, L’Histoire secrète du Comité de Salut public, in Revue des Questions Historiques 1914 (t. LI), pp. 51-52
42 cf. A. RUFER, En complément des Dropmore Papers, p. 18
43 Lettres des 20 et 27 août 1794, Madrid, Estado 4998. Cf. R. DE GRANDSAIGNES, Enquête sur les bulletins de Dropmore, AHRF 1957, pp. 231-232 (note 62)
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