LAVICOMTERIE

Louis-Thomas-Hébert Lavicomterie de Saint-Sanson

Age : Né à Thorigny-sur-Vire, 48 ans en Thermidor an II

Adresse : 64 rue du Chantre, ou 18 rue de l’Echelle

Métier : Ecrivain

Fonction(s) : Député de Paris à la Convention depuis le 9 septembre 1792, membre du Comité de Sûreté générale un an plus tard.

Parcours et activités politiques de Lavicomterie

Homme de lettres, Lavicomterie accueillit favorablement la Révolution, et s’y engagea toujours plus avant dans ses publications, comme Droits du peuple sur l’Assemblée nationale ; Crimes des rois de France, depuis Clovis jusqu’à Louis XVI (1791)(1)cf. A ROBERT, E. BOURLOTTON & G. COUGNY, Dictionnaire des parlementaires français (…) de 1789 à 1889, t. IV, p. 3

En 1792, il donna libre cours à son anticléricalisme dans sa brochure Les Crimes des Papes depuis St Pierre jusqu’à Pie V(2)cf. Martyn LYONS The 9nth Thermidor – Motives and effects, European Studies Review, 1975, p. 136.

Il est élu député par Paris à la Convention le 9 septembre 1792(3)cf. A ROBERT, E. BOURLOTTON & G. COUGNY, Dictionnaire des parlementaires français (…) de 1789 à 1889, t. IV, p. 3 et intègre le Comité de sûreté générale après l’éviction des Girondins du 2 juin 1793. Il parvient à s’y maintenir malgré d’importants remaniements de septembre et octobre 1793(4)cf. Emilie CADIO, Le Comité de sûreté générale (1792-1795), in La Révolution française — Cahiers de l’Institut d’histoire de la Révolution française 3|2012, pp. 4-5.

Les membres du Comité s’étant réparti le travail par régions par le règlement du 19 octobre 1793, Lavicomterie fut chargé, avec David et Rühl, de celle de Paris(5)cf. E. CADIO, Le Comité de sûreté générale (1792-1795), in La Révolution française — Cahiers de l’Institut d’histoire de la Révolution française 3|2012, p. 6 .

Lavicomterie pendant les événements de Thermidor

Dans la brochure qu’il publia aux lendemains de l’événement, le conventionnel Lecointre prétend avoir croisé au soir du 8 thermidor Lavicomterie aux abords du Comité de salut public, auquel devait se rendre ceux de la Sûreté générale. Il l’aurait chargé de les alerter des démarches suspectes de la Commune auprès des sections parisiennes. Rapportant que son frère, notaire à la rue Meslée et membre de la garde nationale aurait été convoqué pour service extraordinaire le lendemain matin, Lecointre lui aurait recommandé d’arrêter « Henriot, Boulanger, Lavalette, Dumas, et toute la maison Duplay ». Le frère de Lecointre fut effectivement convoqué par le Comité de salut public au cours de la nuit(6)cf. L. LECOINTRE, Robespierre peint par lui-même et condamné par ses propres principes, ou dénonciation des crimes de Maximilien-Marie-Isidore Robespierre (…), et projet d’acte d’accusation, impr. de Rougyff, s.d. [an II], pp. 5-6.

Il  est pourtant absent pendant la journée du 9 thermidor, ce qui lui sera rapidement reproché(7)cf. Françoise BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 112.

Lavicomterie après le 9 thermidor

Lavicomterie réoccupe son poste dès le lendemain, comme l’atteste sa signature sur les arrêtés des comités de salut public et de sûreté générale réunis(8)cf. Alphonse AULARD, Recueil des actes du Comité de salut public, t. XV, p. 479, mais en est destitué le 13 thermidor, ainsi que Jagot et David(9)cf. Réimpression de l’ancien Moniteur, t. XXI, Paris, Plon, 1861, p. 367 .

Il parvint cependant à regagner la confiance de la Convention, moyennant un discours dénonçant la tyrannie de Robespierre. Au printemps de l’an III, Gouly l’accusa d’avoir participé aux émeutes du 1er prairial. Il fut arrêté et assigné à son domicile jusqu’à l’amnistie de vendémiaire an IV, ou il quitta la vie politique. Il mourut à Paris en 1809(10)cf. A ROBERT, E. BOURLOTTON & G. COUGNY, Dictionnaire des parlementaires français (…) de 1789 à 1889, t. IV, p. 3.

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