Grégoire Marie JAGOT

Age : Né à Nantua, 44 ans en thermidor.

Adresse : 12 rue Saint-Nicaise

Métier : Juge de Paix

Fonction(s) : Elu député de l’Ain à la Convention nationale le 5 septembre 1792 ;

membre du Comité de sûreté générale depuis le 13 octobre 1793

Rôle politique de Jagot

Comme ses collègues Vadier et Voulland, mais contrairement à Amar et à Moïse Bayle, Jagot soutenait dans sa région les patriotes prononcés(1)cf. AHRF 1985, Michel EUDE, Le Comité de Sûreté générale en 1793-1794, p. 298.

Il assista Amar dans le remplacement de presque la moitié des employés du Comité, congédiés suite au règlement du 20 germinal(2)cf. « L’Etat et sa police en France (1789-1914) », M. EUDE, Le comité de sûreté générale de la Convention, 1979, Droz, p. 18 (note 7).

Il était le membre du Comité de sûreté générale principalement chargé de superviser l’activité du Bureau des détenus, secondé par Amar, Louis du Bas-Rhin ou Voulland(3)cf. AHRF 1985, M. EUDE, Le Comité de Sûreté générale en 1793-1794 pp. 300-301.

Jagot à l’approche de Thermidor

Répondant à la commission de Saladin, Barère témoigna que Robespierre lui aurait reproché le 5 thermidor d’avoir contribué à la légende de « Robespierre dictateur » en commentant la motion aux Jacobins datée probablement du 13 messidor de Marc-Claude Naulin, vice-président du Tribunal Révolutionnaire, qui appelait à purger la Convention(4)cf. Arne ORDING, Le Bureau de police du Comité de salut public : étude sur la Terreur, Oslo, J. Dybwad, 1930, pp. 134-135. Jagot aurait dit que la motion de Naulin était la prolongation des insinuations de Robespierre(5)Moniteur n°190, an III. Naulin a été arrêté dès le lendemain, suivi bientôt de Vilate, juré au Tribunal Révolutionnaire, soupçonné d’être son complice(6)cf. Arne ORDING, Le Bureau de police du Comité de salut public : étude sur la Terreur, Oslo, J. Dybwad, 1930, pp. 134, 138.

Dans son discours du 8 thermidor, Robespierre le cite nommément, ainsi qu’Amar, dans un passage raturé(7)cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution, t. XXXIII, p. 417 consacré à la critique du Comité de Sûreté Générale.

Jagot pendant le 9 Thermidor :

Il est absent, comme David, de la séance à la Convention. Il réoccupe sa fonction dès le lendemain, comme l’atteste sa signature aux arrêtés des Comité de salut public et de sûreté générale réunis(8)cf. Alphonse AULARD, Recueil des Actes du Comité de Salut public, t. XV, p. 481, mais on lui reproche bientôt cette absence(9) Ainsi qu’à Lavicomterie, cf. Françoise BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 112, et il en est destitué, ainsi que David et Lavicomterie dès le 13 thermidor(10)cf. note 1 125 des Documents complémentaires au catalogue de l’œuvre de Louis David, Paris, Fondation Wildenstein, 1973, citant les Procès verbaux de la Convention, t. 42, pp. 286-287.

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Réferences   [ + ]

1. cf. AHRF 1985, Michel EUDE, Le Comité de Sûreté générale en 1793-1794, p. 298
2. cf. « L’Etat et sa police en France (1789-1914) », M. EUDE, Le comité de sûreté générale de la Convention, 1979, Droz, p. 18 (note 7)
3. cf. AHRF 1985, M. EUDE, Le Comité de Sûreté générale en 1793-1794 pp. 300-301
4. cf. Arne ORDING, Le Bureau de police du Comité de salut public : étude sur la Terreur, Oslo, J. Dybwad, 1930, pp. 134-135
5. Moniteur n°190, an III
6. cf. Arne ORDING, Le Bureau de police du Comité de salut public : étude sur la Terreur, Oslo, J. Dybwad, 1930, pp. 134, 138
7. cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution, t. XXXIII, p. 417
8. cf. Alphonse AULARD, Recueil des Actes du Comité de Salut public, t. XV, p. 481
9. Ainsi qu’à Lavicomterie, cf. Françoise BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 112
10. cf. note 1 125 des Documents complémentaires au catalogue de l’œuvre de Louis David, Paris, Fondation Wildenstein, 1973, citant les Procès verbaux de la Convention, t. 42, pp. 286-287

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