COUTHON

Georges-Auguste Couthon

Age : Né à Orcet, 38 ans en thermidor

Adresse : 366, rue Saint Honoré

Profession : Avocat

Fonction(s) : Elu député du Puy-de-Dôme à la Convention le 6 septembre 1792. Membre du Comité de salut public du 10 juin 1793 au 9 Thermidor an II.

Parcours et débuts politiques de Couthon

  • Description physique : Barante le décrit comme « Le teint mat, des traits fins et fermes, le regard à la fois doux et passionné, une voix persuasive et facilement émue (…). Il parle avec noblesse, intérêt, facilité, toujours dans un ton grave et ému. »(1)cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, p. 100

Fils d’un notaire, Couthon fait ses études de droit à Reims et devient avocat à Clermont en 1785(2)cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, p. 99. Initié en Franc maçonnerie, il figure sur les tableaux de la Loge Saint-Maurice de l’Orient de Clermont à partir de 1786(3)cf. Franc-maçonnerie et politique au siècle des lumières : Europe-Amériques, p. 108. Egalement membre de la société littéraire, il écrit des pièces de théâtre dont l’une sera jouée en 1791 : L’Aristocrate converti.

A la Révolution, il intègre la société des Jacobins de Clermont et les autorités municipales, avant d’être élu député du Puy-de-Dôme à l’Assemblée Législative en 1791, puis à la Convention l’année suivante(4)cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, p. 99. Sur le plan religieux, il est déiste. En 1792, il défend la liberté de culte(5)cf. Franc-maçonnerie et politique au siècle des lumières : Europe-Amériques p. 110.

Porté vers la conciliation, il blâme les Massacres de septembre et hésite durant les premiers mois entre Girondins et Montagnards, avant d’opter pour ces derniers entre le procès du roi et la crise de mai-juin 1793. Il défend toutefois Robespierre dès novembre 1792 contre les attaques de Louvet et Barbaroux(6)cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, pp. 99-100 ; A. ROBERT, E. BOURLOTTON & G. COUGNY, Dictionnaire des parlementaires français (…) de 1789 à 1889 t. II, p. 211.

Couthon représentant en mission

En mission dans le Puy-de-Dôme :

Couthon fut d’abord envoyé fin août 1793 dans le Puy-de-Dôme, dont Rovère et Dubois-Crancé soupçonnaient les autorités locales de sympathies envers le fédéralisme lyonnais(7)cf. Marie-Madeleine SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 512. Il parvient habilement à resolidariser le département faire accepter les réquisitions et l’engagement, en s’appuyant sur les sociétés populaires et en faisant fonctionner les autorités régulières, sans destitutions(8)cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 514-517.

Bien que déployant une grande efficacité dans la nomination de responsables compétents, usant parfois de son réseau de connaissance pré-révolutionnaire dans la région(9)cf. AHRF 1983, M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, pp. 529-534, il doit parfois composer, comme quand il dût se résigner à placer un individu peu fiable, Dulac, à la tête du Comité de salut public de Thiers(10)cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 531, 534. S’il ne s’agit pas du même Dulac qui se présente comme agent du Comité de Salut Public « pour les manufactures d’armes et de salpêtre » et affirme avoir lu la proclamation de Barras sur la place de Grève le 9 Thermidor, celui-ci se plaint à Legendre en frimaire an III d’être incarcéré parce qu’on l’a confondu avec un agent de Couthon(11)cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. I, p. 199.

A cette époque, les sociétés populaires de Clermont lui demandent de porter le prénom d’Aristide(12)cf. Franc-maçonnerie et politique au siècle des lumières : Europe-Amériques p. 110, incarnation de la vertu et du courage pendant les guerres médiques.

Bien que demeurant à Clermont après le départ des contingents auvergnats vers Lyon, il s’oppose à Dubois-Crancé sur l’idée d’un long siège pour prendre la ville insurgée, soutenant l’avis de Maignet sur place pour l’attaque généralisée(13)cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 523-524.

A travers sa mission dans le Puy-de-Dôme, Couthon a contribué à faire émerger une vision jacobine de l’armée : pour ne pas que l’effort de conscription n’aliène au camp révolutionnaire la population de son département d’origine, il crée les « commissaires civils », chargés de rassembler les conscrits puis de servir d’intermédiaires entre eux et la hiérarchie militaire, ainsi qu’avec leur département d’origine(14)cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 520-522. Ils participent à l’édification d’une armée faisant partie intégrante de la société civile, et non hermétiquement séparée de celle-ci(15)cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 540-541.

Entre novembre et décembre 1793, il semble accompagner le mouvement déchristianisateur dans le Puy-de-Dôme (par sa présence durant une mascarade à Billom le 20 brumaire, un autodafé à Issoire le 26 où il soutient le mouvement abdicataire, ou la prise avec Maignet du décret sur les funérailles du 7 frimaire, proche de celui de Fouché)(16)cf. Actes du colloque Robespierre. De la Nation artésienne à la République et aux nations, Martine BRACONNIER, Robespierre & Couthon, Lille, 1994, pp. 184-186.

En mission à Lyon

Couthon rejoint Maignet(17) sur leur répartition des tâches, cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 527 le lendemain de la fin du siège de la ville le 9 octobre. Ils empêchent que les troupes de Dubois-Crancé ne se livrent aux vengeances et au pillage(18)cf. L. MADELIN, Fouché 1759-1820, p. 121 (pratique autorisée par Carnot(19)cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 524), établissent une commission de justice militaire, chargée de juger militairement les personnes reconnues avoir été prises les armes à la main(20) d’après une loi du 19 mars 1793 qui condamne à mort tous les rebelles vendéens et chouans pris les armes à la main. Cette loi s’étend au fur et à mesure des événements, aux émigrés combattants dans les armées coalisées ou dans l’armée de Condé, puis aux rebelles fédéralistes. En 31 séances, du 12 octobre 1793 au 28 novembre 1793, cette commission jugera 176 personnes et en condamnera à mort 106(21) Création, composition, actes et dissolution de cette commission militaire : cf. Salomon de la CHAPELLE, Histoire des tribunaux révolutionnaires de Lyon, 1879, pp. 41-63. Une Commission de justice populaire (appelée aussi Tribunal Révolutionnaire de Ville-Affranchie) est également mise en activité le 20 vendémiaire, composée notamment de Dorfeuille, son président (commissaire des représentants du peuple à Roanne), et D’Aumale(22) D’Aumale (ou Daumale), juge de l’ex Tribunal Révolutionnaire de Lyon, proche (secrétaire?) de Couthon demeuré à Commune-Affranchie après son départ, il aurait demandé à la Commission révolutionnaire des Sept de tenir un registre de leurs jugements, cf. Salomon de la CHAPELLE, Histoire des tribunaux révolutionnaires de Lyon, 1879, pp. 151-152. Il fonde le 1er frimaire an II (21 novembre 1793) le Journal de Commune-Affranchie, dont la publication cesse le 13 nivôse (2 janvier), son auteur étant renvoyé devant le tribunal la veille, cf. Philippe BOURDIN, Le Noir et le Rouge, 2000, p. 364, et Aimé VINGTRINIER, Histoire des journaux de Lyon, 1852, pp. 41-45. Il ne demeura qu’une dizaine de jours en prison et repartit pour Paris pendant six mois, avant de revenir à Lyon en messidor et relancer brièvement son journal du 1er au 15 thermidor, cf Aimé VINGTRINIER, Histoire des journaux de Lyon, 1852, pp. 46-48. Il semble avoir été soutenu par la Société populaire locale, cf. A. VINGTRINIER, Histoire des journaux de Lyon, 1852, pp. 45, 47, 48. Egalement mentionné par Pilot, cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. II, p. 199, secrétaire des représentants(23)cf. S. de la CHAPELLE, Histoire des tribunaux révolutionnaires de Lyon, 1879, pp. 65-66, chargée de poursuivre les « conspirateurs de cabinet« (24)cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 525. A la fin de sa mission — il est rappelé par la Convention le 9 brumaire (30 octobre)(25)cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 526 — Couthon destitue le directoire du département du Puy-de-Dôme et le 13 brumaire (3 novembre) en fait arrêter les membres qui avaient écrit aux fédéralistes lyonnais, pour parer aux critiques d’indulgence faites à Paris par Dubois-Crancé et amorcer la transition avec la plus grande dureté annoncée de ses successeurs Collot d’Herbois et Fouché(26)cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 537 (+ note).

Retour de Couthon à Paris

Intérêt soutenu pour Lyon

Dans sa correspondance avec Couthon fin germinal et début floréal, Reverchon, représentant à Lyon, défend l’action de son prédécesseur Fouché(27)cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. III, pp. 64, 75 et dénonce l’influence d’une quinzaine d' »amis de Châlier », qui désorganisent la vie économique de la ville et veulent régner par la terreur. Il fait le pronostic qu’ils se seraient bien entendus avec Dubois-Crancé(28)cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. III, p. 61 et qu’ils se sont gagnés certaines personnalités à Lyon, comme D’Aumale(29) son avis sur ce personnage s’est déprécié, cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. III, pp. 62, 67, ainsi qu’à Paris.

Laporte, demeuré à Lyon depuis le départ de Couthon(30)cf. Michel BIARD, Collot d’Herbois, P.U.L., 1995, p. 129, se plaint de ne plus avoir de nouvelles de lui dans une lettre de fin prairial, et lui mentionne des rivalités entre autorités locales et autorités extraordinaires, qui auraient trouvées leur origine dans le fait que ces dernières n’étaient pas ou peu composées de Lyonnais. Il ajoute que c’est Collot d’Herbois qui a voulu que cela se passe ainsi, là où lui-même aurait préféré un saupoudrage de militants parisiens au milieu de fonctionnaires locaux. Il demeure solidaire des Commissions temporaires lyonnaises, arguant du fait que ceux qui sont allés se plaindre à Paris auraient dû auparavant les en avertir, Laporte et ses collègues se considérant « juges de première instance« (31)cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. III, pp. 80-81.

Doit-on voir là des efforts des collègues de Fouché, de moins en moins productifs avec le temps, pour contrer les rumeurs défavorables à la mission lyonnaise qui transpiraient à Paris ?

Une proximité croissante avec l’Incorruptible

A partir de germinal-floréal an II, il se solidarise entièrement avec le rejet de l’athéisme défendu par Robespierre depuis le 26 brumaire(32)cf. Martine BRACONNIER, Robespierre & Couthon, in Actes du colloque Robespierre. De la Nation artésienne à la République et aux nations, Lille, 1994, pp. 187-188. En osmose avec sa vision marquée par le primat de la vertu, il rédige le rapport de loi du 22 prairial, qui réorganise la loi des suspects au nom d’un primat de la morale sur le droit(33)cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, p. 100.

Couthon faisait partie d’une commission parlementaire(34)dont la création avait été décidée par décret du 27 germinal, suite au rapport de Saint-Just de la veille, « chargée de rédiger en un code succinct et complet les lois qui ont été rendues jusqu’à ce jour, en supprimant celles qui sont devenues confuses« . Elue le 3 floréal (22 avril), elle comprenait également Cambacérès et Merlin de Douai, membres du Comité de Législation(35)cf. F. BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 64. Est-ce une marque, comme le suppose Françoise Brunel, de la volonté d’une sortie du provisoire ?

Les 1er, 15 et 19 messidor, trois arrêtés du Comité de salut public chargeaient successivement Couthon de se rendre en mission à Rouen, puis auprès de l’armée du Midi et enfin à La Rochelle et Bordeaux. Aucune de ces missions n’était accomplie au moment du 9 thermidor(36)cf. Albert MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, p. 161 (+note).

D’après la Réponse à Laurent Lecointre de Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier, Robespierre aurait également, à partir du printemps, proposé à Collot d’Herbois puis à Billaud-Varenne de partir en mission, ce qui fut refusé, les membres du comité « sentant le besoin d’être réunis, et étant peu nombreux surtout (…) »(37)cf. Réimpression de la Réponse de Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier aux imputations de Laurent Lecointre, in La Révolution française, revue d’histoire moderne & contemporaine t. XXXIV, 1898, p. 170 (note)

Le 26 messidor, un arrêté du Comité de salut public rédigé de sa main rappelle instamment Dubois-Crancé de sa mission militaire à Rennes(38)cf. Alphonse AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public t. XV, juillet août 1794, p. 158.

Couthon à l’approche des événements de thermidor

Séance des Jacobins du 6 thermidor

La séance est en grande partie consacrée à l’allocution de Couthon, qui débute en reprenant l’argumentaire utilisé la veille à la Convention par Barère selon lequel la concorde règne au sein du Gouvernement révolutionnaire. Comme lui il attribue les rumeurs propagées à une malveillance anti-patriotique. Mais il concède à propos des divisions au seins des deux comités de gouvernement : « S’il y a eu des divisions entre les personnes ; il n’y en a jamais eu sur les principes : et je dois dire que la Convention, dans sa très-grande majorité, est d’une pureté exemplaire. »
Il implique le Comité de sûreté générale pour l’excuser aussitôt : « Je n’inculpe point les membres, ils ont les intentions pures ; mais je dirai que ce comité a été entouré de scélérats ; des actes arbitraires exercés en son nom ont porté l’épouvante dans le cœur des patriotes ». Il poursuit sur l’exemple de Sénard(39)Couthon rédigera le lendemain son acte de destitution du poste d’agent national de Tours, cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de salut public t. XV, p. 416, dont les excès ont fini par être admis par le Comité de Sûreté Générale(40)cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, pp. 386-387.

Revenant sur les troubles du début de la séance(41)Brièvement évoqués par l’auteur du Journal de la Montagne, cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837 p. 385 : « Robespierre vous a dénoncé ce qui s’est passé aujourd’hui dans les tribunes de la Convention ; il aurait pu ajouter ce qui s’y est passé hier. Le résultat de cette manœuvre est que les malveillans en accusent les Jacobins et les patriotes énergiques »(42)cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, p. 386.
Animé de l’étranger, ce courant « existe jusque dans le sein de la Convention nationale. Heureusement qu’ils y sont en bien petit nombre, très-petit nombre, et que la vertu et l’énergie de la Convention nationale peuvent écraser à volonté les cinq ou six petites figures humaines, dont les mains sont pleines des richesses de la République, et dégouttantes du sang des innocens qu’ils ont immolés. »(43)cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, p. 387
Couthon cherche à rassurer en circonscrivant les problèmes. Se défendant vivement de vouloir attenter à la représentation nationale, il demeure vague sur l’identité et les modalités d’exclusion de ces quelques perturbateurs : « Je ne propose ici aucune mesure particulière (…), je demande seulement que les hommes de bien se rallient, que des représentans purs se détachent de ces cinq ou six êtres turbulens, et que, dès ce jour, ils décrivent la ligne de démarcation entre eux et les méchans. »(44)cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, p. 388
Sur le volet militaire, il critique le principe de l’établissement de l’Ecole de Mars(45) que défendra Le Bas lors d’une brève intervention, cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837 p. 389 et le dégarnissement de trop nombreuses compagnies de canonniers parisiens. Le commissaire au mouvement des armées, Pille, proche de Carnot, est dénoncé nommément(46)cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, pp. 388-389.
Durant la séance aurait également eu lieu un incident autour de Gouly, secrétaire aux Jacobins qui, jugeant que Robespierre et Couthon entretiennent depuis longtemps déjà le club sur des conspirations en cours, demande pour le lendemain une séance extraordinaire, afin que ces derniers s’expliquent plus nettement sur la situation. L’Incorruptible aurait contré l’initiative en demandant la question préalable(47)cf. G. WALTER, Maximilien de Robespierre, Gallimard, ed. de 1989, p. 457, d’après une déposition post-thermidorienne de Gouly restée inédite (B.N., 8° Ln27. 8972).

Séance des Jacobins du 8 thermidor

Lors de cette séance où Robespierre relit le discours dont la Convention n’avait pas voté l’impression, Couthon intervient après l’expulsion de ses collègues Billaud-Varenne et Collot d’Herbois. Il y renouvelle partiellement ses propos du 6 thermidor sur les comités, mais en réponse à Collot, qui avait demandé « que le discours de Robespierre fût mis à l’ordre du jour, pour être dorénavant l’objet des discussions de la société. », il réplique en demandant pour sa part « la discussion non pas du discours de Robespierre, mais de la conspiration ; nous les verrons paraître à cette tribune, les conspirateurs ; nous les examinerons, nous verrons leur embarras, nous retiendrons leurs réponses vacillantes ; ils pâliront en présence du Peuple, ils seront convaincus et ils périront ».(48)cf. G. MICHON, Les séances des 8 et 9 thermidor aux Jacobins, AHRF 1924 pp. 500-501, d’après La Correspondance politique de Paris et des départements, n° 90 du 10 thermidor an II

  • Pendant le 1er Empire, l’historien Lacretelle fait état d’un Couthon qui aurait livré durant cette séance une liste de 40 Montagnards à arrêter pour s’être opposés au discours de Roberspierre (Lacretelle nomme Tallien et Fréron), auxquels Dumas promet le Tribunal Révolutionnaire. Payan finit en désignant les Comités comme le centre de la conjuration à abattre(49)cf. Charles de LACRETELLE Histoire de France pendant le XVIIIe siècle, t. XII, ed. de 1825, pp. 84-87.

Couthon pendant les 9 et 10 thermidor

Avant la séance de la Convention

D’après la Réponse commune de Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier à Laurent Lecointre, Couthon aurait rejoint le Comité de salut public vers 10 h. du matin, alors que celui-ci, réuni avec des membres du Comité du sûreté générale, se concerte « sur la proclamation, sur Hanriot et ses complices », traduction des mesures prises durant réunion de crise de la nuit précédente, consécutive à la séance des Jacobins.

« La discussion se faisait, lorsque Couthon entre et demande, d’un air assez troublé, à connaître le sujet de la délibération. Lorsqu’on le lui expose, il dit que nous allons faire la contre-révolution, et que c’est là le moyen de produire un mouvement terrible dans Paris; qu’Hanriot lui a paru un bon patriote. »

Les comités dédaignent les observations de Couthon, et approuvent les projets d’accusation et la proclamation.

« Couthon attaque alors Carnot, personnellement, et lui dit (…) : « Je savais bien (…) que tu étais le plus méchant des hommes. — Et toi le plus traître », lui répond Carnot. »

Le membre du Comité de sûreté générale Rühl témoigna qu’à son arrivée à 11 h. du matin, il trouva Couthon faisant à ses collègues un long discours incriminant Dubois-Crancé. S’appuyant sur des documents à charge qu’il avait amenés, il réclamait un décret d’arrestation pour le député et défiait ses collègues des deux comités de gouvernement de le blanchir après en avoir examiné les pièces. L’épisode se prolongea jusqu’à ce que Couthon reçut d’un huissier de la Convention un billet de Saint-Just l’informant qu’il s’était rendu directement à la Convention, au lieu de soumettre son discours à l’approbation de ses collègues comme il en avait été convenu. Après que Couthon eût déchiré la lettre pour la soustraire aux autres membres des comités, ses collègues en déduisirent que son réquisitoire contre Dubois-Crancé n’était qu’un subterfuge destiné à leur faire perdre leur temps et permettre à Saint-Just d’aller au bout de son discours(50)cf. AHRF 1955 R. COBB – Les témoignages de Rühl, p. 112 ; Un discours du conventionnel Rühl, in La Révolution française, revue d’histoire moderne & contemporaine t. XIII, 1887, pp. 372-376 ; Réponse de Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier aux imputations de Laurent Lecointre (réimpression), in La Révolution française, revue d’histoire moderne & contemporaine t. XXXIV, 1898, p. 160 (note).

Couthon à la Convention

Couthon se tait pendant l’essentiel de la séance, jusqu’à l’attaque de Fréron à son encontre à propos de sa dénonciation faite aux Jacobins le 6 thermidor contre cinq ou six têtes de députés. En qualifiant de « passe temps royal » ce nouveau sacrifice de conventionnels, qui seraient « autant de degrés pour monter au trône » Fréron fournit la première évocation officielle des visées royales de la faction robespierriste(51)cf. B. BACZKO, Comment sortir de la Terreur p. 19, Gallimard, 1989. Le député infirme rétorqua ironiquement en montrant ses jambes inertes : « Je voulais arriver au trône, moi ! »

Arrestation de Couthon

Après avoir été décrétés d’arrestation à la séance de la Convention, Robespierre, Saint-Just, Couthon, Le Bas et Augustin Robespierre sont amenés vers 17 h. dans les locaux du Comité de sûreté générale. Peu de temps après, selon le rapport du brigadier de gendarmerie Jeannolle daté du soir-même(52)cf. A.N. F7 4432, Hanriot et ses aides de camp essayent de s’y introduire pour les délivrer. Il les rejoint, garrotté, après s’être fait maîtriser par les gendarmes des tribunaux (Courtois mentionne pour sa part cinq gendarmes à cheval de la 29e division(53)cf. P. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, La Commune de l’an II. Vie et mort d’une assemblée révolutionnaire, Paris, Plon, 1946, p. 219, d’après Edme-Bonaventure COURTOIS, Rapport (…) sur les événements du 9 thermidor…, Paris, de l’Imprimerie nationale, floréal an IV, p. 65 (notes 4 & 5)).
Constatant qu’ils essayaient de communiquer avec Hanriot, les cinq députés sont bientôt conduits par l’huissier Chevrillon dans le secrétariat du Comité(54)cf. E.-B. COURTOIS, Rapport (…) sur les événements du 9 thermidor…, Paris, de l’Imprimerie nationale, floréal an IV, pp. 66-67 (note 2, attestation de Chevrillon) ; A.N. F7 4432 (ordre de transfert du Comité de sûreté générale). On leur sert à diner avant de les expédier dans leurs prisons respectives entre 18h30 et 19 h.(55)cf. P. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, La Commune de l’an II. Vie et mort d’une assemblée révolutionnaire, Paris, Plon, 1946, p. 221 ; A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune in « Autour de Robespierre » Payot, 1957, pp. 210-211

Couthon est conduit à La Bourbe (ou Port-Libre), où il est installé dans son greffe sur un lit, l’établissement étant dépourvu de secret(56)cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune le 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, pp. 210-211 ; A.N. F7 4656. Il refusa de suivre deux administrateurs de police, envoyés le libérer. Mettant ce refus en parallèle avec celui de Robespierre face à Lasnier, Hanriot et Coffinhal(57)cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune in « Autour de Robespierre », p. 218, Albert Mathiez suppose qu’il peut résulter d’une conduite commune établie entre les cinq députés robespierristes arrêtés, avant qu’ils ne soient dispersés dans différentes prisons(58)cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune in « Autour de Robespierre », pp. 230-231. Couthon est le dernier à quitter son lieu de détention, entre minuit et 1h du matin le 10 thermidor(59)cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune le 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », p. 212, d’après E.-B. COURTOIS, Rapport sur les événements du 9 thermidor…, Pièces justificatives, n°XXXV (1re pièce), p. 198 (déposition du concierge de Port-Libre), probablement convaincu par le billet suivant :

« Couthon, tous les patriotes sont proscrits, le peuple tout entier est levé ; ce serait le trahir que de ne pas te rendre avec nous à la Commune, où nous sommes actuellement.

Signé : Robespierre aîné, Robespierre jeune, Saint-Just »(60)cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune le 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, p. 221, d’après E.-B. COURTOIS, Rapport fait au nom de la Commission chargée de l’examen des papiers trouvés chez Robespierre et ses complices, Paris, Maret, an III, p. 183.

Couthon à l’Hôtel de Ville

Il est transporté de La Bourbe à l’Hôtel de Ville par les gendarmes Muron et Javois, qui témoigneront sur la sollicitation de Couthon par les insurgés, notamment Robespierre, sur la juste formulation à donner à une adresse. L’un des deux aurait opté pour la destiner au peuple français(61)cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune in « Autour de Robespierre » Payot, 1957, pp. 224-225, d’après A.N. F7 4432.

Sans en préciser l’heure, l’agent du Comité de salut public Dulac témoigne, un an après les faits, s’être rendu dans la salle des séances de l’Hôtel de Ville, et affirme y avoir vu les deux Robespierre aux côtés de Fleuriot-Lescot, rejoints plus tard par Couthon. Il assista brièvement à une réunion particulière qui eut lieu dans une pièce voisine et rapporta ce dialogue suivant :

Couthon — « Il faut de suite écrire aux armées. »

Robespierre — « Au nom de qui ? »

Couthon — « Mais au nom de la Convention ; n’est-elle pas toujours où nous sommes ? Le reste n’est qu’une poignée de factieux que la force armée que noies avons va dissiper, et dont elle fera justice. »

Robespierre [après réflexion] — « Mon avis est qu’on écrive au nom du peuple français. ». Puis il s’adressa ainsi au gendarme qui avait accompagné Couthon — « Brave gendarme, j’ai toujours aimé et estimé votre corps ; soyez-nous toujours fidèle ; allez sur la porte, et faites en sorte de continuer à aigrir le peuple contre les factieux. »(62)cf. Gérard WALTER La Conjuration du Neuf Thermidor, Gallimard, p. 381 ; E.-B. COURTOIS, Rapport sur les événements du 9 thermidor…, Pièces justificatives, n°XXXIX, p. 210

Pendant et après la prise d’assaut de la Commune

Prétendant que Léonard Bourdon aurait hésité à donner l’assaut de l’Hôtel de Ville en raison de « deux coups de pistolet qui furent tirés en dedans », Dulac soutient avoir dirigé de son propre chef avec quelques volontaires l’assaut initial contre la Commune. Il réfute la thèse soutenue par Bourdon selon laquelle l’Incorruptible aurait été blessé par le gendarme Méda. De même, il prétend que personne n’a tiré sur Couthon(63)cf. G. WALTER, La conjuration du Neuf Thermidor, Gallimard, pp. 383-384.

Le pamphlet « Faits recueillis aux derniers instants de Robespierre et de sa faction (…) », probablement le premier à retranscrire ces épisodes, établit au contraire qu’un gendarme avait tiré sur Couthon(64)cf. Faits recueillis aux derniers instants de Robespierre et de sa faction, du 9 au 10 Thermidor, De l’Imprimerie de Paix, Passage-Honnoré, s.l.n.d., p. 2. Le récit peu clair d’un ouvrier qui fait état de l’interpellation de Couthon, semble l’attester(65)cf. R. COBB, Glanes, AHRF t. 24, 1952 pp. 323-324.

Un certificat décrit la blessure de Couthon à l’issue de la prise de l’Hôtel de Ville :

« Couthon a été amené le 10 thermidor, à 5 heures du ma­tin, à l’hospice d’humanité ; il avait au-dessus de la bosse fron­tale gauche une plaie contuse et oblique d’un pouce d’étendue pénétrant jusqu’à l’os et sans dénudation ; son pouls était fai­ble, il a été couché salle des Opérations n° 15 et pansé ; à son arrivée il paraissait être sans connaissance, mais elle lui est revenue ensuite et il a dit que sa plaie était l’effet d’une chute.

Ce 10 thermidor ». [Signature illisible](66)cf. Albert SOBOUL, Glanes, AHRF 1950 t. 22 p. 367.

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Réferences   [ + ]

1, 33. cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, p. 100
2, 4. cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, p. 99
3. cf. Franc-maçonnerie et politique au siècle des lumières : Europe-Amériques, p. 108
5, 12. cf. Franc-maçonnerie et politique au siècle des lumières : Europe-Amériques p. 110
6. cf. Bernard GAINOT, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Taillandier, 1990, pp. 99-100 ; A. ROBERT, E. BOURLOTTON & G. COUGNY, Dictionnaire des parlementaires français (…) de 1789 à 1889 t. II, p. 211
7. cf. Marie-Madeleine SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 512
8. cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 514-517
9. cf. AHRF 1983, M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, pp. 529-534
10. cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 531, 534
11. cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. I, p. 199
13. cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 523-524
14. cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 520-522
15. cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 pp. 540-541
16. cf. Actes du colloque Robespierre. De la Nation artésienne à la République et aux nations, Martine BRACONNIER, Robespierre & Couthon, Lille, 1994, pp. 184-186
17. sur leur répartition des tâches, cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 527
18. cf. L. MADELIN, Fouché 1759-1820, p. 121
19. cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 524
20. d’après une loi du 19 mars 1793 qui condamne à mort tous les rebelles vendéens et chouans pris les armes à la main. Cette loi s’étend au fur et à mesure des événements, aux émigrés combattants dans les armées coalisées ou dans l’armée de Condé, puis aux rebelles fédéralistes
21. Création, composition, actes et dissolution de cette commission militaire : cf. Salomon de la CHAPELLE, Histoire des tribunaux révolutionnaires de Lyon, 1879, pp. 41-63
22. D’Aumale (ou Daumale), juge de l’ex Tribunal Révolutionnaire de Lyon, proche (secrétaire?) de Couthon demeuré à Commune-Affranchie après son départ, il aurait demandé à la Commission révolutionnaire des Sept de tenir un registre de leurs jugements, cf. Salomon de la CHAPELLE, Histoire des tribunaux révolutionnaires de Lyon, 1879, pp. 151-152. Il fonde le 1er frimaire an II (21 novembre 1793) le Journal de Commune-Affranchie, dont la publication cesse le 13 nivôse (2 janvier), son auteur étant renvoyé devant le tribunal la veille, cf. Philippe BOURDIN, Le Noir et le Rouge, 2000, p. 364, et Aimé VINGTRINIER, Histoire des journaux de Lyon, 1852, pp. 41-45. Il ne demeura qu’une dizaine de jours en prison et repartit pour Paris pendant six mois, avant de revenir à Lyon en messidor et relancer brièvement son journal du 1er au 15 thermidor, cf Aimé VINGTRINIER, Histoire des journaux de Lyon, 1852, pp. 46-48. Il semble avoir été soutenu par la Société populaire locale, cf. A. VINGTRINIER, Histoire des journaux de Lyon, 1852, pp. 45, 47, 48. Egalement mentionné par Pilot, cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. II, p. 199
23. cf. S. de la CHAPELLE, Histoire des tribunaux révolutionnaires de Lyon, 1879, pp. 65-66
24. cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 525
25. cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 526
26. cf. M.-M. SÈVE, Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon, AHRF 1983 p. 537 (+ note)
27. cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. III, pp. 64, 75
28. cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. III, p. 61
29. son avis sur ce personnage s’est déprécié, cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. III, pp. 62, 67
30. cf. Michel BIARD, Collot d’Herbois, P.U.L., 1995, p. 129
31. cf. Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. t. III, pp. 80-81
32. cf. Martine BRACONNIER, Robespierre & Couthon, in Actes du colloque Robespierre. De la Nation artésienne à la République et aux nations, Lille, 1994, pp. 187-188
34. dont la création avait été décidée par décret du 27 germinal, suite au rapport de Saint-Just de la veille
35. cf. F. BRUNEL, 1794. Thermidor. La chute de Robespierre, p. 64
36. cf. Albert MATHIEZ, Divisions dans les Comités de gouvernement à la veille du 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, p. 161 (+note)
37. cf. Réimpression de la Réponse de Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier aux imputations de Laurent Lecointre, in La Révolution française, revue d’histoire moderne & contemporaine t. XXXIV, 1898, p. 170 (note)
38. cf. Alphonse AULARD, Recueil des actes du Comité de Salut public t. XV, juillet août 1794, p. 158
39. Couthon rédigera le lendemain son acte de destitution du poste d’agent national de Tours, cf. A. AULARD, Recueil des actes du Comité de salut public t. XV, p. 416
40. cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, pp. 386-387
41. Brièvement évoqués par l’auteur du Journal de la Montagne, cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837 p. 385
42. cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, p. 386
43. cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, p. 387
44. cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, p. 388
45. que défendra Le Bas lors d’une brève intervention, cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837 p. 389
46. cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), t. XXXIII, 1837, pp. 388-389
47. cf. G. WALTER, Maximilien de Robespierre, Gallimard, ed. de 1989, p. 457, d’après une déposition post-thermidorienne de Gouly restée inédite (B.N., 8° Ln27. 8972)
48. cf. G. MICHON, Les séances des 8 et 9 thermidor aux Jacobins, AHRF 1924 pp. 500-501, d’après La Correspondance politique de Paris et des départements, n° 90 du 10 thermidor an II
49. cf. Charles de LACRETELLE Histoire de France pendant le XVIIIe siècle, t. XII, ed. de 1825, pp. 84-87
50. cf. AHRF 1955 R. COBB – Les témoignages de Rühl, p. 112 ; Un discours du conventionnel Rühl, in La Révolution française, revue d’histoire moderne & contemporaine t. XIII, 1887, pp. 372-376 ; Réponse de Barère, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois et Vadier aux imputations de Laurent Lecointre (réimpression), in La Révolution française, revue d’histoire moderne & contemporaine t. XXXIV, 1898, p. 160 (note)
51. cf. B. BACZKO, Comment sortir de la Terreur p. 19, Gallimard, 1989
52. cf. A.N. F7 4432
53. cf. P. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, La Commune de l’an II. Vie et mort d’une assemblée révolutionnaire, Paris, Plon, 1946, p. 219, d’après Edme-Bonaventure COURTOIS, Rapport (…) sur les événements du 9 thermidor…, Paris, de l’Imprimerie nationale, floréal an IV, p. 65 (notes 4 & 5)
54. cf. E.-B. COURTOIS, Rapport (…) sur les événements du 9 thermidor…, Paris, de l’Imprimerie nationale, floréal an IV, pp. 66-67 (note 2, attestation de Chevrillon) ; A.N. F7 4432 (ordre de transfert du Comité de sûreté générale)
55. cf. P. SAINTE-CLAIRE DEVILLE, La Commune de l’an II. Vie et mort d’une assemblée révolutionnaire, Paris, Plon, 1946, p. 221 ; A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune in « Autour de Robespierre » Payot, 1957, pp. 210-211
56. cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune le 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, pp. 210-211 ; A.N. F7 4656
57. cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune in « Autour de Robespierre », p. 218
58. cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune in « Autour de Robespierre », pp. 230-231
59. cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune le 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », p. 212, d’après E.-B. COURTOIS, Rapport sur les événements du 9 thermidor…, Pièces justificatives, n°XXXV (1re pièce), p. 198 (déposition du concierge de Port-Libre)
60. cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune le 9 Thermidor, in « Autour de Robespierre », Payot, 1957, p. 221, d’après E.-B. COURTOIS, Rapport fait au nom de la Commission chargée de l’examen des papiers trouvés chez Robespierre et ses complices, Paris, Maret, an III, p. 183
61. cf. A. MATHIEZ, Robespierre à la Commune in « Autour de Robespierre » Payot, 1957, pp. 224-225, d’après A.N. F7 4432
62. cf. Gérard WALTER La Conjuration du Neuf Thermidor, Gallimard, p. 381 ; E.-B. COURTOIS, Rapport sur les événements du 9 thermidor…, Pièces justificatives, n°XXXIX, p. 210
63. cf. G. WALTER, La conjuration du Neuf Thermidor, Gallimard, pp. 383-384
64. cf. Faits recueillis aux derniers instants de Robespierre et de sa faction, du 9 au 10 Thermidor, De l’Imprimerie de Paix, Passage-Honnoré, s.l.n.d., p. 2
65. cf. R. COBB, Glanes, AHRF t. 24, 1952 pp. 323-324
66. cf. Albert SOBOUL, Glanes, AHRF 1950 t. 22 p. 367