4 thermidor an II (22 juillet 1794, vieux style)

Réunion plénière des Comités :

Le Comité de salut public et le Comité de sûreté générale se réunissent en séance plénière. Il semble qu’on décide de donner des gages à Robespierre qui reviendra pour la première et dernière fois siéger avec eux le lendemain, 5 thermidor(1)cf. A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, pp. 143-145.

Probablement pour satisfaire Robespierre, la mise en place des commissions populaires chargées d’examiner les listes de détenus passibles du Tribunal révolutionnaire est décidée(2)cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution, t. XXXIII, p. 393. Seul Lindet semble s’y opposer encore qu’assez mollement puisqu’il signe finalement l’arrêté. Billaud-Varenne se serait montré particulièrement peu amène envers Robespierre qu’il traite selon Saint-Just dans son discours avorté du 9 thermidor de Pisistrate(3)cf. A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, pp. 143-145.

Autre concession à Robespierre, les Comités décident aussi que Barère fera un rapport sur l’étranger et les calomniateurs qui sera lu à la tribune le 7 thermidor(4)cf. A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, pp. 145-146.

Dans les rues de Paris

D’après Mathiez, des crieurs de journaux auraient annoncé dans les rues de Paris le 4 thermidor l’arrestation de Robespierre. Toutefois, la seule source que l’on retrouve sur ce fait est un passage raturé du discours de Robespierre du 8 thermidor : « On arrêta peu de jours auparavant [les réunions plénières des deux comités de gouvernement des 4/5 thermidor] des colporteurs de journaux qui criaient, à perte d’haleine : ‘Grande arrestation de Robespierre’  »(5)f.  A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, p. 155 ; P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), tome XXXIII, p. 431 (note 1), ce qui ferait par conséquent remonter cet événement à une date légèrement antérieure.

Une dizaine de membres de la section des Lombards, interpellés pour avoir proposé de réglementer les boucheries durant l’Assemblée générale de section du 20 germinal sont relâchés ce jour suite aux réclamations de leurs compagnes auprès des autorités(6)cf. AHRF 1953 R. COBB, Une coalition des garçons brossiers de la section des Lombards, p. 67.

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Réferences   [ + ]

1. cf. A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, pp. 143-145
2. cf. P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution, t. XXXIII, p. 393
3. cf. A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, pp. 143-145
4. cf. A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, pp. 145-146
5. f.  A. MATHIEZ, Girondins et Montagnards, ch. VI, p. 155 ; P.-J.-B. BUCHEZ & P.-C. ROUX, Histoire parlementaire de la Révolution (…), tome XXXIII, p. 431 (note 1)
6. cf. AHRF 1953 R. COBB, Une coalition des garçons brossiers de la section des Lombards, p. 67

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